Yoho, bonasera ! 


Comme promis, me revoilà ce week-end avec une petite note douceur,
un peu de musique et une nouvelle traduction.

L'occasion de présenter quelques nouvelles gribouilles
de mon carnet de croquis.

On reste un peu dans la "logique" des posts précédents,
même si la chanson que je vous présente cette fois-ci,
parle plutôt de prisonniers qui rêvent dans leur cellule respective
d'un monde meilleur.
Seulement, en pratique, l'utiliser pour l'histoire de mes deux persos,
ça se tient !

Allez, on allume le poste !

(NB : La petite vidéo, c'est juste pour avoir un son de bonne qualité.
Je ne me suis donc pas foulée sur sa réalisation.
Les images, vous les connaissez ou les retrouverez dans la suite.
Néanmoins, elle raconte bien une histoire... ;) )


UgniMani pè Voglià par FlickydiCorsica

 

Ugni Mani

Paroles : Svegliu d'Isula (S. Tramoni/ A.Secondi)

Traduction : Flickii :)
(mais Merci à mon fidèle Minò, qui vient, certes, de Bastia,
mais qui connaît les variantes de Corse du Sud.)

Si scopri in u bughju

Scritta à nantu à i mura

O quant'idda hè dura

A vita ch'eiu t'aghju

 

On se découvre (confie) dans l'ombre

C'est écrit sur les toits, sur les murs

O combien elle est difficile

la vie qu'on a,  toi et moi.

 

Ghjunghjini ghjuvanotti

U cori affannatu

Spaventu tadda fiatu

E pienghju ugni notti

 

Jeunes gens tout juste arrivés,

Le coeur oprimé,

effaré, le souffle coupé,

en pleure chaque nuit

 

Ingutuppati i nosci mani

Tali una donna in prighera

No' saremu ligati ugni mani

 

Joignons nos main,

comme celles d'une femme en prière,

Nous serons liés par chacune de ces mains.

 

Mai più rimisciu pà l'alba

Pà tè a vita avali hè calma

E saremu ligati ugni mani

 

Plus rien ne bouge jusqu'à l'aube,

Pour toi, la vie à présent est calme,

Nous serons liés, main dans la main

 

Si manghja pani siccu

U brocciu hè luntanu

Ci manca u tianu

Issu musu cusì riccu

 

On mange du pain sec,

Il est loin le brocciu

Ca manque aussi le ragoût,

ce museau si délicieux.

 

E u ventu strascina

Hè un pocu tuntinu

Ma spazza u distinu

E una gloria si chjina

 

Et le vent nous emporte

Il tourne un peu en rond

Mais il n'y a plus de destin,

et la gloire s'est inclinée.

 

Ingutuppati i nosci mani

Tali una donna in prighera

No' saremu ligati ugni mani

 

Réunissons nos main,

comme celles d'une femme en prière,

Nous serons liés par chacune de ces mains.

 

Mai più rimisciu pà l'alba

Pà tè a vita avali hè calma

E saremu ligati ugni mani

 

Plus rien ne bouge jusqu'à l'aube,

Pour toi, la vie à présent est calme,

Nous serons liés, main dans la main

mani

 

Voilà, voilà,
Bon, je reconnais avoir eu un peu de mal pour quelques phrases.
J'espère ne pas avoir fait de contre-sens et conservé l'esprit du texte original,
même si, je me le suis un peu réappropriée à ma façon. ^^"

Mais, après tout, on peut être prisonnier de beaucoup de chose,
y compris de nos différences, et, alors, confronté aux autres,
on devient prisonnier de soi-même, non ?

Je vous laisse plancher sur le sujet en solo pour l'instant... ;-)
J'en ai fini, pour l'instant avec la parenthèse GhjiA/Otxoa,
(qui aura duré quelques posts !!) et je m'en retourne à Wölff2.

 

A prestù, amicacci !
:)

PS : Un nouvel album photo au Quai des Nocturnes,
rassemblant mes croquis au crayon de ces derniers mois.