Yoho les amis !

Si je continue à espacer mes visites, les FL-C57 vont définitivement investir les lieux...
même si j'ai cru comprendre qu'elles avaient beaucoup à gérer avec l'arrivée d'un
nouveau mouvement dissident complètement pacifique, celui des P-CBA ("peace BA").
Des affaires de rongeurs...on ne va pas trop s'en mêler, hein. ^^

PeaCBA vs FLC57


Bref, pour mon retour, j'ai décidé de poster un petit extrait + une illus' de mes dernières pages de Wolff2.
Cela suffit pour me faire pardonner, nyeuh ? :3

Pourquoi cet extrait-là ? ...

Parce que depuis le temps que je vous rabats les oreilles entre Sonniu, StoriaNova et Wolff,
il est peut-être un peu normal de partager un peu l'instant où le maillage des trois récits
est enfin parvenu à se créer.
Ainsi sur trois pages à peine (dont je ne vous livrerai que le premier paragraphe...),
survient un phénomène finalement assez étrange.
Ce passage de Wolff 2.10 se concentre sur trois personnages.
Il met en lumière la psychologie de Nicolau,
révèle en filigrane quelques éléments de la vie de Gilles,
et dévoile finalement les ultimes pensées, un peu amères de Bianca.

Ce qui semble anecdotique dans la suite de l'histoire principale relatée (Wolff2)
scellent en fait deux autres histoires, qui lui sont intrinsèquement liées.
* StoriaNova, qui s'achève dans l'amertume de ces pages,
* Sonniu qui prend en même temps naissance via l'esprit confus et vulnérable de Ghjiacomini.

Au risque de paraître soudain un peu présomptueuse,
une petite métaphore émane ainsi de ces quelques pages :
En un même instant, un destin peut s'achever, un autre naître,
mais pour tous ceux qui ne sont pas concernés directement ni par l'un, ni par l'autre,
ce n'est qu'un moment lambda parmi tant d'autre.
Il en va ainsi de chaque seconde en ce monde...

Aussi, dans la logique de cette pensée,
après ce passage assez riche, le chapitre continuera "comme si de rien n'était",
Freidrich reprenant véritablement la rédaction, pour livrer ses tracas
plus ou moins subtils...

Allez, fini de jacasser, place au texte ! ^^

Otxoa 2011


Une petite version en pdf, police 20 "spéciale grenouille" :3
Ma...tout le monde peut en profiter.




Spaziù, 1er étage :

Entendre les talons de cette femme sur le parquet, et Nicolau en tremble de rage, sans même pouvoir se contrôler.
Cette intruse en son domicile n'est pas seulement une ennemie, c'est une rivale.
La « meilleure amie » de son « ami ». Or, justement, il a vécu suffisamment longtemps dans l'ambiguïté de ce statut auprès de Gilles,
et joue toujours ce rôle subtil aux regards des autres, pour se méfier de quiconque revendiquerait sans partage un pareil titre.
Alors, de ses yeux d'ambre, il suit le parcourt de Bianca à travers le salon, avec une attention toute particulière. Celle de quelque carnassier qui veillerait à ce qu'aucun ne vienne s'approcher de sa proie tout juste mise à terre. La métaphore paraît peu délicate, mais sa figure impassible et glaciale le rend plus proche du prédateur , régi par des instincts implacables et meurtriers « otso »1...plutôt que de l'homme, vulnérable, animé par des passions inavouées qui lui dévorent le coeur « gizon »2. Nicolau Otxoa, tel un funambule déraisonné, oscille de l'un à l'autre en son âme. « Gizotso »3..
Enchaîné4 par les principes de quelque bonne morale, bâillonné (pour ainsi dire) par respect pour son compagnon, il ne dit rien, il ne fait rien, qui ne puisse mettre quelque entrave entre Gilles et cette personne qui lui est chère. Profitant de la confiance aveugle que l'un lui livre et de la méfiance farouche que l'autre lui dédie, il aurait pu semer sans aucune difficulté la discorde entre ces deux êtres. Nicolau n'est pas né d'hier. Sans autre don que celui d'un modeste télépathe, il sait pourtant manipuler chacun à sa guise. D'ordinaire, il s'amuse de pouvoir profiter de la naïveté d'autrui pour parvenir à ses fins, surtout de ceux qui, subjugués par ses traits fins et délicats, pensent avoir affaire à un candide et fragile jeune homme. Or, devant Gilles, il est muselé et désarmé. C'est ainsi.

Pendant des années, il a haï cette femme, comme il a détesté toutes les autres. Pour sa voix et pour son corps, qui peuvent séduire facilement la plupart des hommes4. Et même plus que toutes les autres réunies, il a détesté Bianca pour la menace qu'elle pouvait représenter, à l'époque où toute leur histoire était encore à construire. Et, finalement, lorsque Gilles a définitivement emménagé à Paris, près de lui, donc très loin d'elle, la haine qu'il vouait à la jeune Casanova s'est muée en une espèce de compassion : En effet, il connaissait mieux que personne le manque qu'elle pouvait ressentir, mais il se félicitait néanmoins de la savoir de l'autre côté de la Méditerranée.
[...]
Nicolau déteste les femmes, mais davantage encore celles qui gravitent autour de Gilles. Ce n'est pas juste de la jalousie : il sait mieux que personne les larmes que chacune est parvenue à arracher du coeur de son compagnon. Sa mère, son ex-femme, ...alors il redoute que la visite de Bianca se solde de façon tout aussi désastreuse.

Cette inquiétude lui semble justifier sans mal son dernier geste : celui d'avoir drogué le verre de Gilles, tout à l'heure, au comptoir...

1« otso » loup (basque)

2« gizon » : homme (basque)

3« gizotso » : loup-garou (basque)

4  Références à la légende du « gizotso »

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Voilà, voilà, j'espère que vous aurez apprécié le passage ainsi proposé,
ainsi que son illustration (encore en cours de colorisation).


Aio, bona serata a tutti !

 

A prestu, amicacci ! :D


Flickii