Je crois que je n'ai jamais pris le temps de vous présenter
la partie la plus conséquente de mon projet d'humble scribouilleuse.

Souvent évoqué, jamais vraiment désigné, comme l'Arlésienne,
mais dans des latitudes plus Nord-Est. X)

"Wolff" désigne des nouvelles dans le registre fantastique,
apparemment plutôt de l'urban-fantasy, au regard des nouveaux codes du genre.

Ces nouvelles relatent ainsi les aventures d'un loup-garou dans le Paris du XXIeme siècle.

Pas n'importe quel loup-garou, mais Monsieur le Baron F.Von Wölffen.

Naturalisé français depuis l'après-guerre, domicilé à Paris depuis presque aussi longtemps,
Von Wölffen y exerce le métier qu'il connait le mieux, pour l'avoir pratiqué
maintes fois sur les champs de bataille : la médecine urgentiste.

Celui qui passe ainsi pour un toubib sans histoire de l'AP-HP,
mène en fait une double-vie particulièrement comblée et animée.

Prof le jour, à panser les plaies des mortels,
et loup-garou la nuit, à fracasser ses semblables les plus agressifs.
Son territoire de "chasse" ne se résume pas à Paris,
(bien qu'il ait un appart' fort confortable au centre de Neuilly...)
mais s'étend au contraire à tout patelin qui serait à deux heures
maxi en moto. Par moto, j'entends une bonne sportive,
dont il fait hurler à loisir le moteur aux heures où les périfs
sont presque vides...Une Ducati pas un Solex.
Ce qui rend son champ d'action particulièrement vaste
pour une intervention pas toujours discrète, certes,
mais le bonhomme ne s'attarde ni dans la discrétion,
ni dans la subtilité.
Il n'y a qu'à l'entendre jurer comme un charretier
à la moindre occasion, pour s'en convaincre! X)

Von Wölffen est en constante opposition avec lui-même,
un mélange assez hétérogène entre deux personnalités contradictoires :
d'un côté, il y a le notable éduqué, brillant mais discret (bien qu'un peu impulsif),
l'ombre de l'homme qu'il fut autrefois,
et en opposition le "badboy" intouchable, violent et cynique
qu'il s'est évertué de devenir.

Difficile à cerner...Or, il est le principal narrateur de "Wolff".
A ce caractère assez spécial s'ajoute une certaine faculté
à délirer, petite "malédiction" récemment jetée par des ennemis,
qui est le principal motif des investigations menées par Von Wölffen
au gré de cette histoire.

Pour tenter de retrouver une santé mentale acceptable,
et faire un peu le vide dans cette nouvelle racaille qui lui court
aux trousses, le Baron entend jouer à coups de balles en argent,
mais pas seulement : au cours de son enquête, il peut compter
sur quelques amis fidèles, des loups-garous et des vampires,
essentiellement, et quelques humains invités à la fête un peu malgré eux.
L'ensemble forme un groupe très bigarré et...complètement barré
que l'on suit comme on peut depuis l'arrière d'un fourgon à Paname,
jusqu'aux souterrains de Munich, en passant par les docks de Liverpool,
et ceux plus ensoleillés du port de Bastia, avec un bon enthousiasme
ou en tout cas, une certaine curiosité.

Les nouvelles de Wolff se concentrent en trois volumes.

J'en suis à la rédaction du deuxième, qui fera l'objet d'un prochain post.

En attendant, je vous laisse en compagnie d'un portrait récent
de la bête !


A prestu !



Wolff 0112