Yoho, bona sera !

Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas donné le moindre
signe de vie...Depuis mes réflexions sur "Sonniu Siquente"...
Aoh, rassurez-vous, ça va bien depuis tout ce temps. :D
(Bon, en fait, pas exactement, mais je prends soin de moi,
justement, d'où la précédente absence. ^^")

Alors, pour reprendre en douceur,
une petite musique consacrée à la vie d'artiste,
celle du poète incompris, rallié, blâmé,
mais enscencé bien plus tard.

Cette nouvelle chanson que je vous fais découvrir
(en vous en livrant une modeste et imparfaite traduction)
est signée Svegliu d'Isula, l'un de mes groupes fétiches,
vous l'aurez compris. :3

Aio, on allume gentiment le poste...

Bonne écoute
(et bonne lecture également !) ^w^


U Pueta / Svegliu d'Isula.

 

Cantu, Parolli : F.Ferrara

Musica : S.Tramoni

 

 

 

Laca li puri dì
Laca li puri fà
Ma chì poni sapè
Di quali tù sè
Di cio ch'è tù sà

Laisse-les donc dire
Laisse-les donc faire
Mais qui peut savoir
Qui tu es
Et ce que tu sais

Ùn se' micca di quiddi
Buffoni è vanochji
Pratindendu
È ridendu
Di i to rimi schirzosi

 
Ce n'est (sûrement) pas ces
Prétentieux et vaniteu
Se pavanant
et riant aux éclats
de tes rimes dont ils se raillent

Sò d'altri celi lindi
Chì avviani i to sonnii
Purtendu si
È cariendu si
I to pinseri ascosi


Ce sont d'autres cieux purs et sans défaut
Qui portent tes songes
Les transportent
Les soutiennent
Tes pensées clandestines.

Ùn se' di nisciun'locu
Nè di alcunu tempu
Se' l'irrenti
Di li pienti
Asciuvi l'amarezza

Ce ne sont pas des lieux inconnus
Ni d'aucun temps
Mais le flot des larmes
épongées par l'amertume

Neru è culori di focu
U to stranu vistitu
U to parlà, u to cantà
A misera accarezza


Noir et couleurs de feu
Ton étrange manteau
Tes paroles, ton chant
De la misère effleurée.

 

Par mè tu sé' lu branu
Dopu à lu crudu invernu
Poni ghjucà
È ghjudica
Disprizzà lu to versu

Pour moi tu es le printemps
Près du cruel hiver
Qui met en péril
Et juge
Ta prose méprisée

Di l'arti se' guardianu
È Tistimoniu eternu
Poni biffà è scaccanà
Ùn hè chè tempu persu.

 

De l'art tu es le gardien
Et le Testament éternel
Se moquera et rira aux éclats
Te rendra ce que tu mérites.

 

A prestù, amicacci !!

 

Flickii