Yoho, premier message du week-end,
(NB : week-end qui commence vraiment,
en ce Dimanche soir 22h/23h et qui s'achèvera d'ici quelques heures...^^")

Afin d'innover un peu, en ce jour,
et avant de me lancer dans une petite traduction,
un poème en français, presque en automatique, 
c'est-à-dire d'une seule traite 
(avec juste quelques retouches).

Il est dédié à l'un de mes personnages
Dumenicu-Santu Battisti ("Dumé")
et sa fascination maladive pour les chiffres.

Pour la petite précision pseudo-scientifique et culturelle
(bref, un peu pédante, en somme... scusàme...),
Dumé souffre en fait du syndrome d'Asperger,
une forme d'autisme particulière, combinant une intelligence dite "hors-norme"
à une capacité d'interaction sociale très réduite.
Bon, je préfère ne pas trop m'étendre pour l'instant sur le syndrome d'Asperger,
auquel je voudrais dédier un vrai post, ultérieurement.

J'avais déjà abordé la particularité de ce personnage dans Sonniu,
mais la justification donnée alors par le narrateur concernant l'état psychologique
un peu inquiétant de Dumé, reposait plutôt sur des séquelles indéniables de sa jeunesse
sacrifiée sur les champs de bataille de la Grande Guerre.
Car il s'agit-là de la version davantage délayée par son frère,
et officiellement admise par le reste du groupe.  

Pourquoi avoir choisi le chiffre "111" ?
En référence à une petite anecdote concernant l'une des premières études
menées sur le trouble d'Asperger. L'histoire d'une boite d'allumettes
renversée, et de deux gamins qui s'exclament en même temps "Cent-onze !".
Il y avait effectivement 111 allumettes dans la boîte.
On a alors pensé que les deux enfants avaient une capacité de super-calcul instantané.
Et non pas qu'ils aient pu simplement rangé patiemment 111 allumettes, parce que ce chiffre
leur évoquait justement une série d'allumettes rangées, une image-même de la boîte.
Préférant évoquer une capacité "mathématique" hors-norme, plutôt qu'une sensibilité et une
capacité d'abstraction juste différente.

Après, l'allumette, ça évoque aussi un peu la trilogie "Millenium" :
La fille qui rêvait d'une allumette et d'un bidon d'essence
où l'héroïne, Lisbeth Salander, à l'instar de Dumé, présente des signes
qui pourraient la désigner comme une Asperger. ^

Ici, l'image de la boite ("III") se retrouve aussi dans la façon dont s'agence le poème.
Le chiffre devient ainsi omniprésent, presque opressant, au gré des strophes...

Fin du bavardage futile (mais peut-être pas spécialement inutile
pour replacer un peu le contexte), et place à ce modeste assemblage de strophes.


111

Texte : Miss Flickii 
(même si c'est toujours signé Ghji'A
StoriaNova oblige... ^__^ )

Indifférent à ce monde,
Insensible à cette foule qui gronde,
Innocence,

Perdu depuis l'enfance

 

Inanimé, juste un regard froid,
Illuminé soudain, à en frémir d'effroi,
Insouciance,

Quelle étrange science,

 

Il cherche dans la flamme mourante
Inlassablement, au gré de sa pensée délirante,
Inconstance,

Un sens à son existence,

Indéfiniment, une nouvelle s'enflamme,
Ingénue comme une dame,
Inconscience,

Quelque jeu de patience,

 

Il est vrai qu'il l'aime tant,
Intangible pourtant,
Insolence,

Cette drôle de romance;

 

Inscrivant à même le parquet
111, cet idylle secret
Instance,

Sa passion intense.

 

Imaginez donc un moment
Il est un nombre fascinant ! »
Intolérance,

Un univers de démence ?

 

Il n'y a que lui pour voir
111, façonné d'un tel pouvoir
Intempérance,

Comment savoir ce qu'il pense ?



Il lui dédierait bien des rimes,
A ce mystérieux algorithme,

 

Ghji'A.