Bona sera, amicacci !

C'est l'heure de la petite musique du week-end.

Comme j'ai récemment acheté (et dévoré dans la foulée) la BD "Libera mé",

et, contexte particulier de ce week-end oblige (un peu ^^),

la nouvelle traduction est une chanson de Canta U Populu Corsu,

qui plairait beaucoup à ce vieil Orsu Ceccaldi, un peu moins à Anghjulu, en revanche. X)

Surella d'Irlanda

(Assez fière de cette petite gribouille.
Force est de constater que j'aime toujours autant m'amuser avec le symbolisme des drapeaux !
X) )


Surella d'Irlanda - Canta u populu corsu par lili20b


Surella d'Irlanda

Paroles : Ghjuvan Paulu Poletti [Canta u Populu Corsu].
Traduction : Flickii et Minò di Bastia ! ^w^


S'hè infiarata la mio rima chi n'aghju tamanta pena
Hè scritta nant'un giurnale a disgrazia chi ti mena
Ti casticheghja l'Inglese chi ti strigne la catena

Elle s'est enflammée ma rime, qui n'a jamais eu tant de peine
Elle a écrit sur un journal, la disgrâce que l'on te mène

Elle te malmène l'Angleterre, qui cherche à t'enchaîner.

Surella d'Irlanda.

Soeur d'Irlande.

Sò figliola di sta terra è aghju listessa sorte
La mio prigione hè francese è mute sò le so porte
È l'ordine culuniale mi hà cundannata à morte

Surella d'Irlanda.


Je suis fille de cette terre, et j'ai le même sort
Ma prison est française, et closes sont ses portes
Et l'autorité coloniale m'a condamnée à mort

Soeur d'Irlande.

È to notte sò di sangue è ammantate (*) di dolu
Quandu ghjunghje la mitraglia qual'hè ch'ùn si sente solu
Una sera in Bastia m'anu pigliatu un figliolu

Surella d'Irlanda.

Tes nuits sont de sang, et alourdies (*) de deuil
Quand arrive la mitraille, qu'est-ce qu'on se sent seul,
Une nuit à Bastia, elle m'a pris un fils,

Soeur d'Irlande.


Paura ùn ne cunniscia chi figliolu era d'onore
Ma quandu l'anu intravatu s'hè strappatu lu mio core
Ma francaraghju lu mare per sparghje lu mio terrore
Surella d'Irlanda

La peur, il ne connaissait pas, ce fils était un homme d'honneur
Mais quand ils me l'ont pris, ça m'a arraché le coeur
Mais je franchirai la mer, pour répandre ma terreur,

Soeur d'Irlande


Un ghjornu ci scriveremu quandu a pace turnerà
Quandu a mente sarà sciolta per pudecci abbraccià
È stu mondu d'inghjustizia ghjurgu ch'ellu cascherà

Surella d'Irlanda.

Un jour, nous nous écrirons, quand la paix viendra

Quand les esprits seront déliés, pour pouvoir nous embrasser
Ce monde d'injustice, je jure qu'un jour il tombera

Soeur d'Irlande.


(* Note de traduction : "ammantate" → ammantu : ombre/manteau/deuil.
J'ai privilégié un terme suggérant un lourd poids à surmonter,
pour tenter de rendre le sens multiple du simple mot corse employé.)


Voilà pour aujourd'hui,
Peut-être d'autres up' à venir prochainement...



Sooo... a prestù ! :D


Flickii