Raah, je ne sais pas si c'est le froid, mais j'ai vraiment du mal
à rédiger cette première note consacrée à l'une de mes petites
aventures d'écrivain en herbe.

Hmm, oui, le froid polaire ambiant y est peut-être pour quelque chose...

Le fait que ce soit un projet finalemment assez marginal,
ça ne rend pas l'affaire très facile, non plus ! ^__^

Je vais tout de même essayer d'expliquer les choses simplement.

Alors... "Sonniu" ! :D

Sonniu signifie "rêve" en corse.
De ce fait, le ton est donné dès le titre :
une intrigue courte basée sur la métaphore du rêve,
ainsi que sur les pièges multiples du délire onirique... :D

En effet, pour moi, le monde du rêve est loin d'être un cadre idyllique et innocent.
C'est le domaine de l'esprit brut, dépourvu de tout artifice moral.
Aucun véritable repère précis spatial, ou temporel,
seule demeurant finalement la notion, l'essence d'une idée.

Dans la culture insulaire qui m'est chère, le rêve est considéré comme
une espèce de "monde parallèle", un terrain intermédiaire dans lequel
les âmes des morts peuvent rendre visite et celles des vivants être vulnérables aux attaques de "chasseurs".

L'une des plus intéressantes illustrations de l'atmosphère régnant dans un rêve,
ce ne serait donc pas une aquarelle issue d'une histoire pour enfants...
Le rêve est un monde obscur, guidé par les désirs et les angoisses les plus profondes.
S'il faudrait lui coller une image, ce serait plutôt un tableau de peintres surréalistes.
Notamment...Persistance de la mémoire, de S.Dalì.

Des frontières confuses, le temps qui étouffe,
une angoisse latente et impalpable, un horizon qui semble à l'infini.
Ce n'est pas spécialement "beau", ça ressemble à rien,mais...
Le rêve, c'est ça !
Et quand bien même existerait-il quelque critère esthétique,
ils sont illusoires : C'est ce que "je" préfère se souvenir du rêve.
Mais le souvenir n'est pas le message du rêve. 

Vlam ! Et là, je vous place un peu de Freud dans ma réflexion. /o/

(Si Flickii devient un jour philosophe, on lui mettrait de la cigüe dans
son Mocha au Starbucks, pour qu'elle se la ferme !! XD )

Voilà, donc le scénario initial de cette histoire
prend en compte ces aspects singuliers.
En partant d'une intrigue assez "simple",
on se met à parcourir l'esprit humain comme un labyrinthe
en perpétuel construction...
*Labyrinthe, dans lequel on se perd, pour revenir inéluctablement à son point de départ,
et tout recommencer encore et encore, avec, finalement, la frénésie et la rage du désespoir...
L'histoire est ainsi faite de boucles successives : d'une durée de quelques heures seulement
qui va se répéter en continue, tant que le songe perdure.
A chaque fois, ainsi, ce sont les mêmes scènes, les mêmes points de vue qui sont livrés,
mais néanmoins différents à chaque fois.

Dans ce rouage complexe mis en place, la seule issue, c'est le réveil !
Or jusqu'à la dernière seconde, l'illusion est complète,
les sensations sont telles que l'on croit vivre le rêve...
avant que la réalité enfin nous rappelle à elle.

La transition peut s'avérer douloureuse mais dans tous les cas salutaire.


E Ghjè cusi..un sonniu.

Chjassa1

Aoh, tenez, voilà la première illus du projet (WIP). :D

J'ai pas mal de croquis préparatoires, mais j'aurai sûrement l'occasion de les présenter un peu plus tard ! ^^

J'ai aussi une vidéo, mais je vous en fais grâce pour cette fois. 

(Je vous balancerai tout d'un bloc, vous verrez ! XD)


En attendant, bona notté, amicacci !

 

Bonus :
La musique "fétiche" d'Orsù Ceccaldi ! :D
Manque plus qu'à trouver pour les frangins Battisti... ^^